Lettre à la Jeunesse


Où allez-vous, jeunes gens, où allez-vous, étudiants, qui courez en bandes par les rues, manifestant au nom de vos colères et de vos enthousiasmes, éprouvant l'impérieux besoin de jeter publiquement le cri de vos consciences indignées ?

Allez-vous protester contre quelque abus du pouvoir, a-t-on offensé le besoin de vérité et d'équité, brûlant encore dans vos âmes neuves, ignorantes des accommodements politiques et des lâchetés quotidiennes de la vie ?

Allez-vous redresser un tort social, mettre la protestation de votre vibrante jeunesse dans la balance inégale, où sont si faussement pesés le sort des heureux et celui des déshérités de ce monde ?

Allez-vous, pour affirmer la tolérance, l'indépendance de la raison humaine, siffler quelque sectaire de l'intelligence, à la cervelle étroite, qui aura voulu ramener vos esprits libérés à l'erreur ancienne, en proclamant la banqueroute de la science ?

Allez-vous crier, sous la fenêtre de quelque personnage fuyant et hypocrite, votre foi invincible en l'avenir, en ce siècle prochain que vous apportez et qui doit réaliser la paix du monde, au nom de la justice et de l'amour ? (...)

Ah, quand j'étais jeune moi-même, je l'ai vu, le Quartier latin, tout frémissant des fières passions de la jeunesse, l'amour de la liberté, la haine de la force brutale, qui écrase les cerveaux et comprime les âmes. Je l'ai vu, sous l'Empire, faisant son oeuvre brave d'opposition, injuste même parfois, mais toujours dans un excès de libre émancipation humaine. Il sifflait les auteurs agréables aux Tuileries, il malmenait les professeurs dont l'enseignement lui semblait louche, il se levait contre quiconque se montrait pour les ténèbres et pour la tyrannie. En lui brûlait le foyer sacré de la belle folie des vingt ans, lorsque toutes les espérances sont des réalités, et que demain apparaît comme le sûr triomphe de la Cité parfaite.

Et, si l'on remontait plus haut, dans cette histoire des passions nobles, qui ont soulevé la jeunesse des écoles, toujours on la verrait s'indigner sous l'injustice, frémir et se lever pour les humbles, les abandonnés, les persécutés, contre les féroces et les puissants. Elle a manifesté en faveur des peuples opprimés, elle a été pour la Pologne, pour la Grèce, elle a pris la défense de tous ceux qui souffraient, qui agonisaient sous la brutalité d'une foule ou d'un despote. Quand on disait que le Quartier latin s'embrasait, on pouvait être certain qu'il y avait derrière quelque flambée de juvénile justice, insoucieuse des ménagements, faisant d'enthousiasme une oeuvre du coeur. Et quelle spontanéité alors, quel fleuve débordé coulant par les rues ! (...)

Ô jeunesse, jeunesse ! Je t'en supplie, songe à la grande besogne qui t'attend. Tu es l'ouvrière future, tu vas jeter les assises de ce siècle prochain, qui, nous en avons la foi profonde, résoudra les problèmes de vérité et d'équité, posés par le siècle finissant. Nous, les vieux, les aînés, nous te laissons le formidable amas de notre enquête, beaucoup de contradictions et d'obscurités peut-être, mais à coup sûr l'effort le plus passionné que jamais siècle ait fait vers la lumière, les documents les plus honnêtes et les plus solides, les fondements mêmes de ce vaste édifice de la science que tu dois continuer à bâtir pour ton honneur et pour ton bonheur. Et nous ne te demandons que d'être encore plus généreuse, plus libre d'esprit, de nous dépasser par ton amour de la vie normalement vécue, par ton effort mis entier dans le travail, cette fécondité des hommes et de la terre qui saura bien faire enfin pousser la débordante moisson de joie, sous l'éclatant soleil. Et nous te céderons fraternellement la place, heureux de disparaître et de nous reposer de notre part de tâche accomplie, dans le bon sommeil de la mort, si nous savons que tu nous continues et que tu réalises nos rêves.

Jeunesse, jeunesse ! Souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses, avoir une opinion et l'exprimer publiquement, c'est que tes pères ont donné de leur intelligence et de leur sang. Tu n'es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c'est que de se réveiller chaque matin avec la botte d'un maître sur la poitrine, tu ne t'es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. Remercie tes pères, et ne commets pas le crime d'acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l'intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout.

Jeunesse, jeunesse ! Sois toujours avec la justice. Si l'idée de justice s'obscurcissait en toi, tu irais à tous les périls. Et je ne te parle pas de la justice de nos codes, qui n'est que la garantie des liens sociaux. Certes, il faut la respecter, mais il est une notion plus haute, la justice, celle qui pose en principe que tout jugement des hommes est faillible et qui admet l'innocence possible d'un condamné, sans croire insulter les juges. N'est-ce donc pas là une aventure qui doive soulever ton enflammée passion du droit ? Qui se lèvera pour exiger que justice soit faite, si ce n'est toi qui n'es pas dans nos luttes d'intérêts et de personnes, qui n'es encore engagée ni compromise dans aucune affaire louche, qui peux parler haut, en toute pureté et en toute bonne foi ?

Jeunesse, jeunesse ! Sois humaine, sois généreuse. Si même nous nous trompons, sois avec nous, lorsque nous disons qu'un innocent subit une peine effroyable, et que notre coeur révolté s'en brise d'angoisse. Que l'on admette un seul instant l'erreur possible, en face d'un châtiment à ce point démesuré, et la poitrine se serre, les larmes coulent des yeux. Certes, les gardes-chiourme restent insensibles, mais toi, toi, qui pleures encore, qui dois être acquise à toutes les misères, à toutes les pitiés ! Comment ne fais-tu pas ce rêve chevaleresque, s'il est quelque part un martyr succombant sous la haine, de défendre sa cause et de le délivrer ? Qui donc, si ce n'est toi, tentera la sublime aventure, se lancera dans une cause dangereuse et superbe, tiendra tête à un peuple, au nom de l'idéale justice ? Et n'es-tu pas honteuse, enfin, que ce soient des aînés, des vieux, qui se passionnent, qui fassent aujourd'hui ta besogne de généreuse folie ?

Où allez-vous, jeunes gens, où allez-vous, étudiants, qui battez les rues, manifestant, jetant au milieu de nos discordes la bravoure et l'espoir de vos vingt ans ?

Nous allons à l'humanité, à la vérité, à la justice !


Emile Zola 14 décembre 1897, en réaction face à l'affaire Dreyfus

# Posté le jeudi 28 mai 2009 12:53

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NOTRE PAIN QUOTIDIEN

# Posté le samedi 18 avril 2009 14:34

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Le pouvoir est comme la boîte de Pandore, tu l'ouvres et c'est tout ce qui l'accompagne qui envahira tes idéaux.

Je me sens beaucoup trop concernée par l'injustice humaine, et encore, les médias nous disent bien que ce qu'ils veulent, c'est la douane et la protection politique. Alors maintenant, de là à parler de Révolution, ca me fatigue parce qu'on sait tous qu'elle ne viendra pas, l'humain l'a toujours attendu son changement, mais on en revient toujours à cet état. Comme l'a dit une certaine prof, en gros les personnes qui se sont battues en juillet 1789 sont mortes pour qu'on puisse mater TF1, ba franchement on devrait l'écraser. Oui je suis en colère contre l'espèce humaine entière, c'est cette haine qui fait avancer.

"Anger is a gift"

# Posté le vendredi 17 avril 2009 08:38

Modifié le dimanche 24 mai 2009 10:12

proxima estacion; Esperanza


Le passé n'était que le cimetière de nos illusions
L'espoir est mort.
C'est ma fin.

"L'Espoir, vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir."

C.Baudelaire

# Posté le samedi 16 août 2008 18:01

Modifié le lundi 16 mars 2009 14:54

"This is my last letter to you"

"This is my last letter to you"
sequestration perpétuelle. totalement coincée, réflexion existentielle . un minable petit esclave du systeme, étranger, corps.... . Pressée. Trouve pas les mots. Sais pas comment faire, sais pas comment expliquer, faire comprendre l'urgence. Fuite est seul moyen, mais non. La disparition me trouble du language de cette ville si noire qui fut mon pays. Alors comment procéder par un tel desarroi terrestre lorsque la lumière ne vient pas aux loups. Et puis pourquoi toujours utiliser du choux pour saouler la population qui veut toujours plus de confort et ne voit pas cette fin si proche de telles habitudes si minables. Mediocres petits humains. Cet esprit si libre seul comprend sa signification et qu'il l'exprime ou non ce sera indécodable pour ces porcs. La haine doit faire avancer malgré son handicap, c'est vrai que c'est antithétique parce que ca ronge l'interieur mais c'est la seule motivation qui te laisse pas marcher dessus. En fait tout va trop vite et on est vite dépassé par ces conneries, le rideau va tomber y compris la sentence. La pub nous baise, et les medias vous disent bien que ce qu'ils ont envie de vous dire, on controle que dalle bande de cons. C'est bien confu ce brouillon spirituel dis moi. Nan j'entends pas. Mais comment compte tu reussir dans la vie, et comment veux tu t'intégrer. Et l'autre qui sort a des eleves influencables puisque c'est un fonctionnaires, que de pauvres soldats francais se battent contre les mechants talibans en Afghanistan, rien a foutre, ils l'ont choisi d'entretenir l'armée et l'état avec la guerre, c'est pas en allant massacrer des gens que ca va regler le problemes, on les a pas obliger, ils ont pas été mobilisés genre 14-18, ils l'ont décidé ils savaient ce qui les attendaient alors les images de pseudos-héros ca marche pas avec moi Woody Allen l'a dit,
Faire la guerre pour la paix, c'est comme baiser pour la virginité.
Genre les occidentaux les sauveurs. Yen a ras le cul de cette propagande médiatique de merde, j'en peux plus de ce lavage de cerveau. Je mélange tout a la fois, mais rien a foutre je me sens beaucoup trop concerné. Etriqués et limités. Parce cette pression est beaucoup trop présente dans nos vies, je remet en question ma scolarité. Devrais je tout lacher pour faire ce dont j'ai envie c'est a dire, voyager a ma guise, faire le globe trotter serait la meilleure situation possible. Le taff dans cetet vie, c'est la liberté. Apres, on est prisonnier de cette planete, partout ou on va, ya ce que l'humain appelle POLITIQUE avec des regles, ca fait limite tempete d'idées, mais ce qui me passe par la tete et ce que je vis me vienne là maintenant. Je me sens dépassée mais a un point indescriptible. Ces prises de tetes qui durent depuis des centaines voire milliers d'années, chacun pensent détenir l'ultime et suprême vérité, alors se tapent sur la gueule. C'est pas nouveau on le sait tous. Le seul detail qui change c'est l'interprétation de chaque "verité" et la lithurgie qu'on fait autour de l'idée. C'est comme si au lieu d'aller tout droit on faisait tous un putain de détour. Alors je ne prétends pas tout savoir ce serait me contredire et con, mais remettre en question perpétuellement ce qu'on nous fait avaler, serait mieux pour pouvoir reussir à garder notre authenticité, vu dans la société étriquée et limitée avec ses conformités et critères physiques et intellectuels, c'est la merde. En fait ma solitude je la regrette plus. Je suis prête à tout ce qui vient. C'est tout ce que j'avais à dire pour le moment.
Sur ce, j'me tire.



La liberté n'existe pas c'est une notion inventé par l'homme mais non appliquée.



"La vérité sur la vie, c'est le desespoir"
citation de Alfred de Vigny

# Posté le mardi 03 février 2009 18:18

Modifié le dimanche 24 mai 2009 10:01

"Money" de John Butler Trio

"Money" de John Butler Trio
And I don't know who you are
I don't know where you come from
I just know it is to hell you're going cos
You pollute everything with your big business
And i know it's all for your money
Hell yeah, all for your money
All for your money
Tell me man it's all for your money

So go now you go and you rape this Earth
You take her for what you think she's worth
But you take and you take and you take til there's nothing left
I don't call that business, I call that theft

So who do the Hell do you think you are
Why do you got to take things so far
You know you screw the Earth and then you look towards the stars
Tell me man why do you got to take things so far

All for your money
Sweeter than honey
All for your Money
Tell me man can you eat your money
Tell me man can you eat your money

Cos that's what's gonna be left, that's what's gonna be left
So tell me man can you eat your money

Business man with your uranium mine,
will you gain a conscience
Politician man, there in your Government,
will you gain a conscience
Media man with all your newspapers,
Who lies must gain a conscience
Prime Minister with all our apathy,

will you GAIN A CONSCIENCE

==> www.greenquizz.org

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 14:37

Modifié le jeudi 23 avril 2009 09:43

Fuck tha police RAGE AGAINST THE MACHINE


Comme quoi, faire confiance est une des choses les plus dangereuses. Même envers des fonctionnaires censés protéger les civils et représenter l'état.

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 10:33

Modifié le jeudi 23 avril 2009 09:53

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"sachant qu'il ya 350 milliards de galaxies environ , dire que nous sommes seuls dans l'univers serait d'un égocentrisme inexcusable"

# Posté le lundi 15 décembre 2008 14:46

Modifié le vendredi 05 juin 2009 15:27